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 Mardi 24 juillet , Bertrand touriste venu de Dunkerque , passionné de cyclisme et d'histoire , a fait devant une vingtaine de Vogüéens ( et sa famille ) un exposé très détaillé et très documenté sur l'histoire d'un vélo ancien exposé " chez la Maurice " ; Laissons-lui la parole : Maurice Richard ( 1891- 1931) était un habitant de Vogüé , grand-père maternel de Martine et Didier Robert . Passionné de cyclisme , il courait en amateur et possédait plusieurs machines , de beaux vélos de course ! Une seule a réchappée à l' histoire .Sortie de "grange " depuis peu , cette bicyclette est conservée à Vogüé . Elle est visiblement ancienne . A bien y regarder de plus près , elle est bien née , mais un peu bizarre : elle a subi des modifications dans le temps et fut longtemps oubliée au fond d'un garage ou d'un atelier .

D'où vient ce vélo ? Quel est sa marque , son modèle ? Quel âge a-t-il ? Quelle fut son histoire ? Indice après indice , nous avons dechiré la brume épaisse entourant ce vestige puis nous avons essayé de recomposer son aventure ...

Né en 1891 , Maurice Richard a 29 ans en 1920 et est passionné de cyclisme ; il participe régulièrement à des courses en amateur et souhaite s'équiper d'un nouveau vélo . Mais comment le choisir parmi toutes les marques proposées et qui tentent d'imposer leur image par la publicité faites par affiches ou journaux , par les réseaux de concessionnaires à proximité ou la mise en valeur par des coureurs proffessionnels . Son choix va se porter sur Peugeot , une des plus anciennes maisons fabriquant des cycles . Ce choix lui assure la pérennité des pièces et de l'entretien où que la course ait lieu . Comme les plus grands cyclistes , Maurice Richard s'équipe de plusieurs modèles dont une bicyclette "course autogène " , bon milieu de gamme destiné aux amateurs passionnés et qui au catalogue des années 1920 coûte 620 francs ( soit environ 700 €uros actuels ). Ce vélo devait très certainement lui servir aux entraînements pour ménager les modèles plus fragiles dont la présence est attestée dans la maison Robert dans les années 40 , mais qui ont disparu avec la débâcle des troupes allemandes en 1944 .

Ce vélo n'est pas dans son état d'origine ; il a subi au fil des années de nombreuses modifications : changement de selle et de guidon , ajout de garde-boue et d'un deuxième frein à l'arrière , puis d'un porte-bagage porteur à l'avant . On peut voir que ce montage accompagné d'une chute fut fatal à la fourche qui est vrillée et pincée ; le vélo n'est alors plus stable et il est à supposer que c'est ce qui lui a valu sa mise au rebut , puis son oubli durant de longues années ce qui lui a permis de passer toutes ces années sans souffrir davantage .

Voilà donc un bref résumé du travail de fourmi effectué par Bertrand . Son exposé complet est à la disposition des visiteurs dans la galerie de photos anciennes , Grande Rue , au village où le fameux vélo est aussi exposé .

Un grand merci à Bertrand pour ses recherches , à Martine et Didier qui nous ont reçus pour cette causerie amicale qui s'est terminée comme il se doit par la dégustation de boissons locales et de gourmandises salées et sucrées offertes par les propriètaires de la galerie et petits-enfants de Maurice Richard !

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